(2/3) Classification du hadîth wâhid (donc non mutawâtir) en fonction de son authenticité ou de sa faiblesse

Cet article est la suite de cet autre article : (1/3) Classification du hadîth selon le nombre de ses chaînes de transmission.


Le hadîth wâhid (qu'il soit mash'hûr, 'azîz ou gharîb) se divise, en fonction de son authenticité ou de sa faiblesse, en deux catégories :
- Le hadîth accepté (maqbûl) : c’est le hadîth dont la probabilité de véracité est jugée prépondérante. Son statut est donc l'obligation de l’utiliser comme argument (ih'tijâj) et de mettre son contenu en pratique (’amal bihî).
- Le hadîth rejeté (mardûd) : c'est le hadîth dont la probabilité de véracité n’est pas jugée prépondérante. Son statut est donc l'impossibilité de son utilisation comme preuve (lâ yuh'tajju bihî) et de sa mise en pratique (’amal bihî).

Ces deux catégories de hadîth (maqbûl et mardûd) ont tous deux des subdivisions que nous évoquerons ci-après.

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1) Le hadîth accepté (maqbûl) :

Le hadîth accepté se subdivise, en fonction de ses différents degrés d'authenticité, en deux catégories principales : le hadîth authentique et le hadîth bon (hasan).
Ensuite, chacune de ces deux catégories se subdivise à son tour en deux sous-catégories : le hadîth authentique ou bon en soi (li dhâtihi) et par corroboration d'autre(s) chaîne(s) (li ghayrihî).
Il y a donc, au total, 4 catégories de hadîth accepté.

Découvrons chacune de ces catégories plus en détail...

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A) Le hadîth authentique (sahîh) :

Définition :
- Littéralement : “sahîh” signifie "en bonne santé". Quand on dit d'un corps qu'il est sahîh (en bonne santé, donc), c'est à appréhender au sens propre du terme, mais quand on qualifie autre chose de sahîh, c'est à prendre au sens figuré. Donc lorsqu'on qualifie un hadîth de sahîh, cela ne veut pas dire qu'il est "en bonne santé" (sens propre) mais "authentique" (sens figuré).
- Terminologiquement : c'est le hadîth dont la chaîne de transmission est continue (muttasil), n’est composée que de rapporteurs moralement intègres ('adl) et à la rétention mémorielle élevée (Dâbit) à chacun des niveaux de la chaîne de transmission et qui ne comporte ni contradiction avec un narrateur plus fiable (shudhûdh) ni défaut caché ('illa).

Si un seul de ces critères n'est pas respecté, le hadîth n'est pas considéré comme authentique.

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Etudions plus en détail chacun de ces critères...
- Une chaîne de transmission continue (muttasil) : cela signifie que chaque rapporteur a entendu le hadîth directement de celui qui le précède, et cela doit être le cas de chaque narrateur du début à la fin de la chaîne.
- L’intégrité morale des rapporteurs (’adâla) : être 'adl, c'est :
-- être croyant,
-- être pubère,
-- jouir de toutes ses facultés intellectuelles,
-- ne pas être débauché,
-- ne pas être dépourvu de moralité.
- La rétention mémorielle des rapporteurs (Dabt) : être Dâbit, c'est connaître parfaitement ce qu'on relate. Et ce que ce soit par le biais de la mémorisation ou par la conservation de ses écrits.
- Absence de shudhûdh (شذوذ) : le "shudhûdh" , c'est le fait qu'un rapporteur fiable en contredise un autre plus fiable que lui.
Quand une chaîne de transmission contient une shudhûdh, on dit que le hadîth est : "shâdhdh" (شاذ).
- Absence de défaut caché (’illa) : la "'illa" , c’est un défaut dans la chaîne de transmission qui dégrade l’authenticité du hadîth, alors qu’en apparence le hadîth est authentique.

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Exemple :
Le hadîth relaté par 'Abdullâh ibn Yûsuf, qui a dit : Mâlik “nous a informé” (أخبرنا) de (عن) Ibn Shihâb, de (عن) Muhammad ibn Djubayr ibn Mut'im, de (عن) son père qui a dit : j’ai entendu l’envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) réciter la sourate du Mont Sinaï (at-Tûr) durant (la prière de) maghrib (al-Bukhârî, 765).

Ce hadîth est authentique car :
- sa chaîne de transmission est continue (muttasil).
En effet, chacun des narrateurs a entendu ce hadîth directement de son professeur (celui de qui il relate).
La 'an'ana* de Mâlik, d'Ibn Shihâb et d'Ibn Djubayr n’entravent pas le caractère continu de la chaîne de transmission car ils ne sont pas des mudallis.
- ses narrateurs sont tous intègres moralement (’adl) et ont une rétention mémorielle élevée (dâbit).
Voici les termes par lesquelles les savants de la critique et de l’accréditation des rapporteurs (al-djar'h wa-t-ta'dîl) les ont désigné (il est possible de les traduire en français, mais ce sont des termes techniques qui sont propres à cette discipline) :
-- 1er rapporteur : 'Abdullâh ibn Yûsuf. Il est qualifié de "thiqa" et "mutqin" (ثقة متقن).
Thiqa signifie : homme de confiance.
Mutqin est le participe actif du verbe "atqana" qui signifie : exceller dans quelque chose.
-- 2ème rapporteur : Mâlik ibn Anas. Il est qualifié de "Imâm" et "Hafîdh" (إمام حافظ).
Nous reviendrons par la suite, s’il plaît à Dieu, sur la signification de ces qualificatifs.
-- 3ème rapporteur : Ibn Shihâb az-Zuhrî. Il est qualifié de "Faqîh", "Hâfidh" et "muttafaq ‘alâ djalâlatihî wa itqânihî" (فقيه حافظ متفق على جلالته وإتقانه).
"Faqîh" signifie : homme versé dans la connaissance de la loi divine.
"Muttafaq ‘alâ djalâlatihî wa itqânihî" signifie : au sujet du rang élevé et de la maîtrise duquel il y a consensus.
-- 4ème rapporteur : Muhammad ibn Djubayr ibn Mut'im. Il est qualifié de “thiqa”.
-- 5ème rapporteur : Djubayr ibn Mut'im (le père du précédent rapporteur). Il est un compagnon du prophète (que Dieu le bénisse et le salue).
- il ne comporte pas de shudhûdh.

*La عنعنة, c’est un terme technique qui désigne le fait qu’un narrateur rapporte quelque chose de son professeur en utilisant la formule : “عن” (’An). En fait, les rapporteurs emploient différentes formules telles que : anba'anâ (أنبأنا), akhbaranâ (أخبرنا) et autres. La particularité de la formule “عن” réside dans l’existence d’une possibilité que le rapporteur n’ait pas directement entendu ce qu’il relate de celui dont il relate mais par le biais de quelqu’un d’autre (qu’il ne mentionne pas dans la chaîne de transmission concernée). Il faut donc s’assurer que le rapporteur ne soit pas un “mudallis”. Nous aborderons ce sujet plus tard, s’il plaît à Dieu.

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Un hadîth, pour être authentique, doit-il être relaté par deux chaînes ('azîz) ?
L'avis correct est que cela n'est pas une condition.
En effet, dans sahîh ul-Bukhârî, Muslim et d'autres recueils, il y a des hadîths authentiques qui, n'étant pas relatés par deux chaînes ('azîz), le sont par une seule (gharîb).
Cependant, certains savants tels qu'Abû 'Alî al-Djubbâ'î et al-Hâkim sont d'avis qu'il faut que le hadîth soit 'azîz pour être authentique. Mais leur avis est contraire au consensus.

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Le statut du hadîth authentique :
Il est unanimement reconnu par les spécialiste du hadîth qu’il est obligatoire de pratiquer le contenu d’un hadîth authentique. Le hadîth authentique est donc un argument solide sur lequel on peut fonder une règle. Il n’est pas possible pour un croyant de délaisser la mise en pratique de son contenu.

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Signification de "ce hadîth est authentique" ou "ce hadîth n'est pas authentique" :
- Lorsque les spécialistes du hadîth écrivent : “ceci est un hadîth authentique”, cela signifie simplement qu’il répond aux cinq critères d’authenticité. Cela ne signifie pas qu’il est, en soi, indubitablement authentique, compte tenu de la possibilité que le rapporteur, bien que fiable, puisse se tromper ou oublier.
- Inversement, lorsque les érudits écrivent : "ceci est un hadîth non authentique", cela signifie qu’il ne répond pas soit à quelques soit à tous les critères d’authenticité suscités. Cela ne signifie pas qu’il est faux en soi, compte tenu de la possibilité qu’un rapporteur qui fait beaucoup d’erreurs habituellement puisse, cette fois, rapporter correctement l’information.

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Quelle est la première compilation dédiée aux hadîths authentiques ?
La première compilation dédiée aux hadîths authentiques est le "sahîh ul-Bukhârî".
Ensuite il y eut le "sahîhu Muslim".

Lequel des deux est plus authentique ?
Il y a les deux avis sur le sujet :
- Le sahîh ul-Bukhârî est plus authentique. Cela car les rapporteurs présents dans ses chaînes de transmission sont plus fiables que ceux du sahîhu Muslim.
Ceci dit, c'est de manière générale que sahîh ul-Bukhârî est plus authentique que le sahîh de Muslim. En effet, il y a quelques hadîth pris isolément dans le recueil de Muslim qui sont plus authentiques que d'autres hadîths du sahîh ul-Bukhârî.
- Le Sahîhu Muslim est plus authentique.

C'est le premier avis qui est correct.

Ont-ils été exhaustifs en citant dans leur recueil tous les hadîths authentiques ?
La réponse est : non.
En effet, al-Bukhârî a dit : "je n'ai cité dans mon livre al-djâmi' que ce qui est authentique, mais j'ai omis des hadîths authentiques par peur que mon livre ne soit trop long et que les lecteurs en soient par conséquent lassés".
Par ailleurs, Muslim a dit : "je n'ai pas cité dans mon livre tous les hadîths qui sont authentiques selon moi. Je n'ai cité que les hadîths qui répondent aux critères d'authenticité concernant lesquels il y a consensus".

Ont-ils omis beaucoup ou peu de hadîth sahîh ?
Voici deux avis sur le sujet :
- Ibn ul-Akhram est d'avis qu'ils n'ont omis que peu de hadîths authentiques.
- L'avis correct est qu'ils en ont omis un grand nombre.
En effet, la parole suivant est relatée d'al-Bukhârî : "les hadîths authentiques que je n'ai pas cités [dans mon recueil] sont encore plus nombreux [que ceux que j'ai mentionnés]". Par ailleurs, il a dit : "je connais par coeur cent milles hadîths authentiques, et deux cent milles qui ne sont pas authentiques".

Où trouve-t-on les hadîth authentiques qui ne sont pas dans al-Bukhârî et Muslim ?
Ils sont présents dans d'autres compilations de hadîths tels que : sahîh ibn Khuzayma, sahîh ibn Hibbân, mustadrak ul-Hâkim, Abû Dâoûd, at-Tirmidhî, Ibn Mâja, ad-Dâraqutnî, al-Bayhaqî, etc.
Cependant, la seule présence d'un hadîth dans ces recueils (autres que Sahîhu Muslim et sahîh ul-Bukhârî) ne signifie pas qu'il est authentique. Il faut, en sus, qu'il y ait mention de son authenticité. Exception faite des recueils dont l'auteur a clairement écrit qu'il n'y rapporte que des hadîths authentiques, tels que sahîh ibn Khuzayma.

Combien y a-t-il de hadîths dans le sahîhu Muslim et le sahîh ul-Bukhârî ?
- Dans le sahîh ul-Bukhârî, il y a en tout 7 275 hadîths en comptant les répétitions et 4000 sans les compter.
- Dans le sahîhu Muslim, il y a en tout 12 000 hadîths en comptant les répétitions et environ 4000 sans les compter.

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Peut-on qualifier une chaîne de transmission de "la plus authentique"?
L'avis correct est qu'on ne peut affirmer cela de manière absolue car la différence de degré d'authenticité dépend de la présence des critères d'authenticité dans la chaîne de transmission, or il est rare qu'une chaîne réponde aux degrés les plus élevés de chaque critère.

Ceci étant dit, il a tout de même été relaté de certains savants leur avis concernant la chaîne la plus authentique.
Il semble que chacun d'eux ait sélectionné la chaîne qui était très fiable selon lui.
Parmi ces chaînes, il y a :
- Az-Zuhrî, de Sâlim, de son père.
C'est l'avis de Is'hâq ibn Râhawayh.
- Ibn Sîrîn, de 'Ubayda, de 'Alî.
C'est l'avis de Ibn ul-Madînî et de Al-Fallâs.
- Al-A'mash, de Ibrâhîm, de 'Alqama, de 'Abdullâh.
C'est l'avis de Ibn Ma'în.
- Az-Zuhrî, de 'Alî ibn ul-Husayn, de son père, de 'Alî.
C'est l'avis de Abû Bakr ibn Abî Shayba.
- Mâlik, de Nâfi', de Ibn 'Umar.
C'est l'avis relaté de Al-Bukhârî.

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Les différents degrés d'authenticité
Il existe différents degrés d'authenticité en fonction des rapporteurs présents dans la chaîne de transmission :
-- Le plus haut degré correspond aux hadîths relatés avec une des chaînes de transmission considérées comme "la plus authentique".
Par exemple, un hadîth relaté par Mâlik, de Nâfi', de Ibn 'Umar (que Dieu les agrée).
-- Le degré suivant correspond aux hadîths relatés par des rapporteurs d'un degré de fiabilité moindre que ceux du premier degré.
Par exemple, un hadîth relaté par Hammâd ibn Salama, de Thâbit, de Anas (que Dieu les agrée).
-- Enfin vient le degré des hadîths relatés par des rapporteurs qui ont le minimum de fiabilité requis.
Par exemple, un hadîth relaté par Suhayl ibn Abî Sâlih, de son père, de Abû Hurayra (que Dieu les agrée).

Par ailleurs, on peut distinguer sept autres degrés d'authenticité en fonction des recueils dans lesquels ces hadîths sont rapportés. Les voici dans l'ordre décroissant :
- Le hadîth rapporté par al-Bukhârî et Muslim
- Le hadîth rapporté uniquement par al-Bukhârî
- Le hadîth rapporté uniquement par Muslim
- Le hadîth qui répond aux critères d'authenticité d'al-Bukhârî et Muslim mais qu'ils n'ont pas rapporté
- Le hadîth qui répond aux critères d'authenticité d'al-Bukhârî uniquement mais qu'il n'a pas rapporté
- Le hadîth qui répond aux critères d'authenticité de Muslim uniquement mais qu'il n'a pas rapporté
- Le hadîth qui ne répond aux critères d'authenticité d'aucun des deux, mais qui répond à ceux d'autres savants tels qu'Ibn Khuzayma ou Ibn Hibbân.

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B) Le hadîth authentique par corroboration d'une autre chaîne (sahîh li ghayrihî) :

Définition :
C'est un hadîth bon en soi (hasan li dhâtihî) relaté par une autre chaîne équivalente ou plus authentique.

On peut représenter cela par une opération mathématique basique :

Hasan li dhâtihî + Hasan li dhâtihî = Hadîth authentique par corroboration d'une autre chaîne (li ghayrihî)

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Statut :
Il est d'un degré plus élevé que le hadîth hasan en soi (hasan li dhâtihî) mais d'un degré moindre que le hadîth authentique en soi.

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Exemple :
Le hadîth relaté par Muhammad ibn 'Amr, de Abû Salama, de Abû Hurayra que le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : "Si cela n’était pas trop difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné d’utiliser le siwâk avant chaque prière" (Tirmidhî, 22).
Ibn us-Salâh dit : Muhammad ibn 'Amr fait partie des rapporteurs célèbres pour la véracité et la siyâna. Néanmoins, il ne compte pas parmi les gens de l'excellence (ahl ul-itqân), de sorte à ce que certains l'ont considéré faible en raison de sa mauvaise mémoire. A l'inverse, d'autres l'ont considéré comme digne de confiance en raison de sa véracité et de sa djalâla. Par conséquent, ce hadîth est hasan. Cependant, étant donné qu'il est par ailleurs relaté par une autre chaîne de transmission*, le risque que Muhammad ibn 'Amr se soit trompé du fait de sa mauvaise mémoire disparaît. Il est donc considéré comme un hadîth authentique.
*Al-Bukhârî rapporte aussi ce hadîth de Abû-z-zinâd, de al-A'raj, de Abû Hurayra. C'est donc une chaîne distincte de celle sus-citée.

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C) Le hadîth bon (hassan) :

Définition :
- Littéralement, "hassan" est un nom qualificatif qui est dérivé de "al-husn" qui signifie : beauté.
- Terminologiquement, les savants ont divergé quant à sa définition :
--- Al-Khattâbî le définit comme le hadîth dont la source est connue, dont les rapporteurs sont célèbres, et sur lui est le pivot de la plupart du hadîth, et il est celui que la majorité des savants accepte et qu'utilise l'ensemble des juristes : "هو ما عرف مخرجه، واشتهر رجاله، وعليه مدار أكثر الحديث، وهو الذي يقبله أكثر العلماء، ويستعمله عامة الفقهاء" (Ma'alim us-sunan, 1/11).
--- At-Tirmidhî le définit comme le hadîth dont la chaîne de transmission ne comporte pas de rapporteur suspecté de mensonge, qui n'est pas shâdhdh et qui est relaté par une autre chaîne.
--- Ibn Hajar le définit comme un hadîth relaté par un rapporteur moralement intègre, dont la rétention mémorielle est faible, dont la chaîne est continue, dénuée de défaut caché et de shudhûdh : "وخبر الآحاد بنقل عدل تام الضبط، متصل السند، غير معلل، ولا شاذ، هو الصحيح لذاته، فإن خف الضبط، فالحسن لذاته" (An-nukhba avec son shar'h, p. 29).

Mahmûd at-Tahhân considère que la meilleure définition du hadîth hassan est celle d'Ibn Hajar.

--- En se fondant sur la définition d'Ibn Hajar, Mahmûd at-Tahhân formule la définition suivante : c'est un hadîth dont la chaîne est continue, qui est relatée par un rapporteur moralement intègre et dont la rétention mémorielle est affaiblie, de semblable que lui* jusqu'à la fin de la chaîne, sans shudhûdh ni défaut caché : "ويمكن أن يعرف الحسن بناء على ما عرفه به ابن حجر بما يلي: "هو ما اتصل سنده بنقل العدل الذي خف ضبطه، عن مثله إلى منتهاه، من غير شذوذ ولا علة"." (Taysîru mustalah il-hadîth, p. 42).
*Cela ne signifie pas que tous les rapporteurs de la chaîne doivent avoir une rétention mémorielle affaiblie. Cela signifie que, soit ils sont tous ainsi, soit un seul d'entre eux l'est. Cela car, pour catégoriser un hadîth, on prend en considération le rapporteur au degré de fiabilité le plus bas.

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Son statut :
Du point de vue de l'argumentation par lui (ihtijâj bihî), il est comme un hadîth authentique, bien que d'un degré d'authenticité moindre.
C'est pourquoi tous les juristes ont argumenté par lui et ont mis en pratique son contenu. C'est aussi la posture de la majorité des spécialistes du hadîth (muhaddith) et des usûliyyûn, exception faite de certains savants mutashaddid.
À l'inverse, certains laxistes dans l'authentification des hadîth (mutasâhil) tels qu'Ibn Hibbân, al-Hâkim et Ibn Khuzayma l'ont inclu dans la catégorie "hadîth authentique" tout en disant qu'il est d'un degré moindre que le hadîth authentique tel que défini précédemment.

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Exemple :
Le hadîth relaté par Qutayba qui dit : haddathanâ Dja'far ibn Sulaymân ad-Dab'î, de ('an) Abû 'Imrân al-Djawnî, de Abû Bakr ibn Abî Mûsâ al-Ash'arî qui dit : j'ai entendu mon père dire en présence de l'ennemi : le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : "Les portes du paradis se trouvent à l'ombre des suyûf..." (Tirmidhî).
At-Tirmidhî dit de ce hadîth qu'il est hassan et gharîb. En effet, les quatre rapporteurs sont fiables (thiqa) sauf Dja'far ibn Sulaymân ad-Duba'î qui est "bon en hadîth" (hassan ul-hadîth). Cela a pour conséquence que le hadîth n'est plus considéré comme authentique mais hassan.

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Ses différents degrés :
Tout comme il existe différents degrés d'authenticité, il y a différents degrés de hassan.
Adh-Dhahabî a ainsi distingué deux degrés :
- Le plus haut degré est le hadîth au sujet des rapporteurs duquel il y a eu divergence quant au caractère authentique ou hassan de leurs relations.
En voici quelques exemples :
--- Le hadîth relaté par Bahz ibn Hakîm, de son père, de son grand-père.
--- Le hadîth relaté par 'Amr ibn Shu'ayb, de son père, de son grand-père.
--- Le hadîth relaté par Ibn Is'hâq, de at-Taymî.
- Le degré suivant est le hadîth au sujet des rapporteurs duquel il y a eu divergence quant au caractère hassan ou faible de leurs relations.
Par exemple, les hadîths relatés par :
--- Al-Hârith ibn 'Abdillâh,
--- 'Âsim ibn Damra,
--- Hajjâj ibn Artâ,
--- Etc.

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Les recueils dans lesquels il y a des hadîths hassan :
Il n'y a pas de compilation dédiée aux hadîths hassan. Cependant, il y a des recueils dans lesquels il y en a une grande quantité. Voici les plus célèbres d'entre eux :
-- Djâmi' ut-Tirmidhî, connu sous le nom de "sunan ut-Tirmidhî".
Attention : ses diverses éditions comportent des différences importantes. Il faut donc bien choisir une édition qui est vérifiée (muhaqqaq) et comparée aux manuscrits authentiques (muqâbal bi usûl mu'tamada).
-- Sunan Abî Dâoûd : les hadîths qui y sont rapportés sans précision quant à leur authenticité et qu'aucun maître en sciences du hadîth ne les a authentifiés, ce sont des hadîths hassan.
En effet, Abû Dâoûd a écrit, dans sa lettre aux mecquois, qu'il cite dans son recueil des hadîths authentiques, d'autres qui le sont moins, et d'autres encore qui sont très faibles (fîhi wahanun shadîd) - dont il précise la faiblesse. On en déduit que lorsqu'il cite un hadîth sans le qualifier de faible et que ce dernier n'a pas été non plus authentifié par des spécialistes reconnus, alors ce hadîth est hassan.
-- Sunan ud-Dâraqutnî.

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D) Le hadîth hassan par corroboration d'une autre chaîne (li ghayrihî) :

Définition :
C'est le hadîth faible (da'îf) qui a plusieurs chaînes de transmission et dont la cause de faiblesse n'est pas le caractère pécheur (fisq) du rapporteur ni son mensonge.
En fait, le hadîth faible devient hassan li ghayrihî grâce à deux facteurs :
- être relaté par une ou plusieurs autre(s) chaîne(s) de transmission équivalente ou plus fiable,
- la cause de faiblesse du hadîth est :
--- soit la mauvaise mémoire du rapporteur
--- soit une discontinuité (inqitâ') de la chaîne
--- soit l'ignorance de l'identité ou de la fiabilité du rapporteur (djahâla bi-r-râwî)

On peut représenter cela par une opération mathématique basique :

Hadîth faible + hadîth faible = hadîth hassan par corroboration d'une autre chaîne

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Son degré :
Le hadîth hassan par corroboration d'une autre chaîne (li ghayrihî) est d'un degré moindre que le hadîth hassan en soi (li dhâtihî).

Il en découle que si contradiction il y a entre un hadîth hassan en soi et un autre hassan li ghayrihî, on donnera la préséance au hadîth hassan en soi.

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Son statut :
C'est un hadîth accepté, par lequel on argumente (yuh'tajju bihî).

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Exemple :
Shu'ba relate de ('an) 'Âsim ibn 'Ubaydillâh de ('an) 'Abdillâh ibn 'Âmir ibn Rabî'a de ('an) son père : qu'une femme de la tribu Banû Fazârah s'est mariée sur (c.-à-d. avec un douaire de) deux sandales. Lorsque le Messager de Dieu lui demanda si elle se contentait de deux sandales pour elle-même et ses biens, et qu'elle répondit par l'affirmative, il donna son accord. (Tirmidhî n°1113).
At-Tirmidhî écrit après avoir relaté ce hadîth : "Et dans le chapitre [c.-à-d. concernant le même sujet] (il y a des hadîths relatés par) 'Umar, Abû Hurayra, Sahl ibn Sa'd, Abû Sa'îd, Anas, 'Â'icha, Djâbir et Abû Hadrad al-Aslamî" (Tirmidhî, après le n°1113).
'Âsim est un rapporteur faible à cause de sa mauvaise mémoire. Pourtant at-Tirmidhî considère ce hadîth hassan. Cela eu égard à la corroboration de ce hadîth (relaté par 'Âsim) par d'autres chaînes de transmission (évoquées dans le propos précédemment reproduit d'at-Tirmidhî).

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Le hadîth wâhid accepté entouré d'indices (muhtaff bi-l-qarâ'in) :

C'est un hadîth qui, en sus de respecter les critères d'authenticité du hadîth maqbûl, est corroboré par des éléments supplémentaires. Ces derniers élèvent son niveau d'authenticité, ce qui a pour conséquence qu'il est privilégié par rapport à d'autres hadîths qui ne sont pas entourés de ces indices.

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Ses types :
Il y a plusieurs types de hadîth muhtaff bi-l-qarâ'in. Voici les plus célèbres :
- Le hadîth wâhid rapporté par al-Bukhârî et Muslim dans leur recueil. En effet, il y a des éléments qui entourent ce hadîth et qui renforcent son authenticité :
--- Leur expertise (djalâla) dans ce domaine.
--- Leur caractère pionnier par rapport aux autres savants dans la distinction du hadîth authentique.
--- L'acceptation de leur recueil par les savants.
- Le hadîth mash'hûr qui est relaté par différentes chaînes de transmission toutes dénuées de rapporteur faible et de défaut caché ('illa).
- Le hadîth musalsal par les maîtres hâfiz et excellents et qui n'est pas gharîb.
Par exemple, un hadîth relaté par l'imâm Ahmad (et autre que lui) de l'imâm ash-Shâfi'î, qui le relate (lui, et autre que lui) de l'imâm Mâlik.

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Son statut :
Il est prépondérant (râjih) sur n'importe quel autre hadîth wâhid accepté.
Cela se concrétise dans un cas de contradiction entre un hadîth wâhid, accepté et mutaff bi-l-qarâ'in et un hadîth wâhid et accepté, on privilégiera le hadîth mutaff bi-l-qarâ'in.

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Le hadîth accepté se subdivise, en fonction de la mise en pratique ou non de son contenu, en deux catégories : le hadîth m'amûl bihî (dont le contenu est mis en pratique) et le hadîth ghayr ma'mûl bihî (dont le contenu n'est pas mis en pratique).

De cela procèdent deux catégories des sciences du hadîth : "le hadîth muhkam et le mukhtalaf ul-hadîth" et "le hadîth abrogeant (nâsikh) et le hadîth abrogé (mansûkh)".

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A) Le hadîth muh'kam et le mukhtalaf ul-hadîth :

Définition de "muh'kam":
- Littéralement, muh'kam est le participe actif du verbe "ah'kama", qui signifie : bien faire quelque chose, maîtriser (une technique).
- Terminologiquement, c’est un hadîth accepté (maqbûl) qui n’est contredit par aucun autre hadîth d'un niveau d'authenticité équivalent.

La plupart des hadîths sont de cette catégorie. En effet, les hadîths qui se contredisent (en apparence) sont très peu nombreux.

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Définition de "mukhtalaf ul-hadîth" :
- Littéralement, mukhtalaf est le participe passif du verbe "ikhtalafa" qui signifie : "être différent", et qui est l'antonyme de "concorder", "correspondre".
Dès lors, "mukhtalaf ul-hadîth" signifie : les hadîths dont les contenus sont en contradiction.
- Terminologiquement, c’est le hadîth accepté qui est contredit par un autre hadîth du même degré d'authenticité que lui, avec la possibilité d'enlever la contradiction apparente entre les deux (ma'a imkân il-djam' baynahumâ).
Autrement dit, c’est le hadîth authentique ou hassan dont le contenu est apparemment contredit par un autre hadîth d'un niveau d'authenticité équivalent, mais il est possible pour les savants d'enlever cette apparente contradiction, et ce via un procédé accepté (que nous verrons plus loin, s'il plaît à Dieu).

Exemple :
Le hadîth relaté par Abû Hurayra que le Messager d’Allah (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : « Il n’y a pas de contagion, il n’y a pas non plus de mauvais présage (provenant des oiseaux) [...] et fuis le lépreux comme on fuit un lion" (al-Bukhârî, 5707).
Ce sont deux hadîths authentiques dont les contenus, en apparence, se contredisent.
En effet, le premier semble nier l’existence de la contagion alors que le second l’affirme.
Les savants ont enlevé la contradiction entre ces deux hadîths (djam') de différentes manières. En fait, ces choses en elles-mêmes ne transmettent ni ne causent de mal mais c'est Allâh qui détient le contrôle.

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Le procédé à suivre lorsque l'on se trouve face à deux hadîths acceptés qui se contredisent :
- S'il est possible de faire concorder leurs contenus (djam'), il faut le faire. Il sera alors obligatoire de mettre en pratique les contenus des deux hadîths ('amal bihimâ).
- S'il n'est pas possible de faire concorder leurs contenus :
---- Si l’un des deux hadîths est abrogeant (nâsikh), c’est son contenu qu'on prendra en compte ('amal bihî).
---- Si aucun des deux hadîths n’est connu pour être abrogeant, on fera prévaloir (tarjîh) l’un des deux hadîths, et ce par l’un des plus de cinquante procédés existants à cet effet. On prendra en considération ('amal bi) le contenu du hadîth prépondérant.
---- Et si aucun des deux hadîths n’est prépondérant - ce qui est rare -, il ne faut prendre en considération le contenu d'aucun des deux hadîths (tawaqquf ‘an-il ‘amal bihimâ) jusqu’à ce qu’on trouve un moyen de faire prévaloir l'un des deux (tarjîh).

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Importance :
Cette science est l’une des plus importantes parmi les sciences du hadîth.
Seuls les savants qui maîtrisent à la fois la science du hadîth et de la jurisprudence (fiqh) sont experts dans ce domaine.
L’apparente contradiction de certains textes sacrés ont fait couler beaucoup d’encre. C’est à travers cela que l’on a vu la finesse de la compréhension des spécialistes, tout comme on a vu certains novices s’y égarer.

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Les écrits les plus célèbres concernant le mukhtalaf ul-hadîth :
- Ikhtilâf ul-hadîth de ash-Shâfi’î. Il est le premier à avoir écrit un livre à ce sujet.
- Ta’wîlu mukhatalaf il-hadîth de Ibn Qutaybah
- Mushkil ul-âthâr de at-Tahâwî

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B) Le hadîth abrogeant (nâsikh) et le hadîth abrogé (mansûkh) :

Définition de "naskh" :
- Littéralement, "naskh" possède deux sens :
--- Le premier est : faire disparaître.
--- Et le second est : déplacer. C’est comme si le hadîth abrogeant a fait disparaître celui qui est abrogé, ou l’a déplacé vers un autre statut.
- Terminologiquement, c’est le fait que le législateur abroge une règle antérieure en instituant une règle postérieure.

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Son importance, sa difficulté et les experts les plus célèbres dans ce domaine :
Distinguer le hadîth abrogeant de celui abrogé n’est pas chose aisée. En effet, az-Zuhrî disait : il a été difficile pour les juristes de distinguer le hadîth abrogeant de l'abrogé.

Le plus célèbre expert dans ce domaine fut ash-Shâfi’î.
En témoigne la discussion relatée entre Ahmad ibn Hanbal et Ibn Wâra. Ce dernier revenait d'un voyage en Egypte. Ahmad lui demanda donc : as-tu écris les livres d'ash-Shâfi'î ? Ce à quoi Ibn Wâra répondit par la négative. Ahmad lui fit : tu as fait preuve de négligence (farrat'ta). Nous n'avons distingué le mujmal du mufassar, et le hadîth abrogeant de celui abrogé qu'après avoir assisté aux cours d'ash-Shâfi'î.

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Comment distinguer le hadîth abrogeant de celui abrogé ?
-- Par une parole claire du prophète (que Dieu le bénisse et le salue).
Par exemple, le hadîth relaté par Burayda : "Je vous avais interdit de visiter les tombes. Visitez-les car elles rappellent l’au-delà" (Muslim, 37).
-- Par la parole d’un compagnon.
Par exemple, Djâbir ibn ‘Abdillâh a dit : « Le dernier des deux ordres du prophètes (que Dieu le bénisse et le salue) fut de délaisser les ablutions (suite à un contact avec) ce que le feu a touché (cuit)" (Abû Dâoûd, 192).
-- En connaissant l'Histoire.
Par exemple, le hadîth relaté par Shaddâd ibn Aws : "Celui qui fait la hijâma comme celui à qui on fait la hijâma ont tous deux rompu leur jeûne" (Abû Dâoûd, 2369) a été abrogé par celui relaté par Ibn ‘Abbâs dont le contenu est que le prophète (que Dieu le bénisse et le salue) a fait la hijâma en jeûnant (al-Bukhârî, 1938).
En fait, dans certaines chaînes de transmission du hadîth relaté par Shaddâd, il est dit que le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) a dit cela au moment de la conquête de la Mecque (zaman al-fat'h), alors qu'Ibn ‘Abbâs a entendu ce qu'il relate du Prophète lors du pèlerinage d’adieu (qui a eu lieu après).
-- Par le consensus.
Par exemple, le hadîth : "celui qui boit le vin, frappez-le. Mais s’il recommence, à la quatrième récidive ôtez-le la vie" (Abû Dâoûd, 4484). An-Nawawî dit que le consensus (ijmâ’) indique que ce hadîth a été abrogé*.
*Il précise que le consensus n’abroge pas de hadîth en soi. Il indique seulement qu’il y a un hadîth abrogeant.

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Les écrits les plus célèbres relatifs à ce domaine :
- Al-i'tibâr fin nâsikh wal mansûkh min al-âthâr de Abû Bakr Muhammad ibn Mûsâ al-Hâzimî
- An-nâsikhu wal mansûkh de Ahmad ibn Hanbal
- Tajrîd ul-ahâdîth il-mansûkha de Ibn ul-Djawzî

Wallâhu A’lam (Dieu sait mieux).

Sources :
– Taysîru mustalahi-l-hadîth de Mahmûd at-Tahhân
– Maison Islam